Merci Richard Santos pour la correction…

A la limite de la Corrèze et du Cantal, à l’abri dans de la vallée de la Dordogne, une commune vieille de plusieurs siècles porte le nom peu commun de « Bort-les-Orgues ». Cette petite ville porte ce nom en référence à une falaise gigantesque (longue de deux kilomètres et haute de quatre-vingt à cent mètres).

Il y a quinze millions années, la falaise fut créée par la nature conséquemment au refroidissement d’une coulée de lave épaisse et visqueuse formant de gigantesques tuyaux d’orgues. La réserve naturelle offre une vue splendide sur la ville et les montagnes d’Auvergne. Une visite au Château de Val, bourg majestueux datant du dix-septième siècle, entouré d’un petit lac nourri des eaux de la Dordogne est a recommander.

Une sortie sur La Dordogne en gabare (copie des vrais bateaux du dix-huitième siècle qui transportaient le vin, les récoltes et le bois) donne un autre regard sur ses rivages merveilleux. Pour les amateurs de pêche, de natation, d’escalade et sports cyclistes, les possibilités sont nombreuses. Le trajet entre le « Camping Lallé » et Bort-les-Orgues est d’environ une heure de route. Parmi les trésors de curiosités de Bort les orgues se trouvent l’impressionnante église du XII-XVe siècle de style Gothique-Romain. Sur la liste des barrages de la Haute-Dordogne le barrage de Bort-les-Orgues est le plus exceptionnel et mérite un regard de plus approfondi.

 

L’espresso est noir comme la nuit et si aigre que nous avons besoin de deux sucres pour l’avaler. Dans le petit bar-tabac quelques hommes en blouson de travail regardent, une bière devant eux, le match de rugby qui est transmis sur un grand écran dans un coin du bar juste à côté de la porte d’entrée. Un jeune homme entre avec une très vieille dame. Il la pousse durement sur une chaise et se précipite vers ses copains au bar.

Un samedi après-midi tranquille à Bort-les-Orgues. Sur la terrasse devant le bar-tabac un groupe de jeunes est rassemblé. Ils discutent de leurs plans pour la soirée. Leurs scooters et moutains-bikes sont garés soigneusement de l’autre côté de la rue devant le bac à plantes du magasin du fleuriste. Le fleuriste, lui-même, est assis sur un coin du bac à moitié dans les jacinthes mortes et fume une cigarette. Son commerce est situé au début d’une promenade qui monte et se termine dans autre rue. Il n’y a pas beaucoup à faire à ce moment de la journée. L’eau de la Dordogne coule doucement au loin.

Le boucher renouvelle le stock dans sa vitrine. Les appétissants délices locaux nous regardent. Lentement il installe un grand plateau avec des pâtés de pommes de terres en regardant souriant nos yeux avides. Il le fait exprès ! Un peu plus loin, la boulangère, se penche sur son comptoir entouré par ses corbeilles de pain vide. La dernière tourte de campagne cherche, comme une tortue abandonnée, la compagnie de la dernière tarte aux fruits. Dans la rue, entre les magasins, des maisons vides et abandonnées. Les volets fermés, ont gardé leur peinture écaillée pour garder les pittoresque des différentes couches de couleurs, source d’inspiration pour les peintres et photographes. « Shabby chic ». C’est le mot artistique employé aujourd’hui pour « mal soigné ». La petite ville respire une atmosphère de calme et de relaxation. L’atmosphère idéale ! Vive la vie !